lunedì 23 settembre 2013

CALUSCO: FESTA DEL VOLONTARIATO 2013

Come accade oramai da più di dieci anni, la penultima domenica di settembre ha fatto da sfondo alla Festa del Volontariato di Calusco d'Adda. Tutte le associazioni del nostro paese, infatti, si sono date appuntamento presso i Giardini Comunali di via dell'Immacolata, mettendosi completamente a disposizione dei cittadini. Non potevamo mancare di certo noi del Comitato Gemellaggio Calusco che, tra una fetta di torta e tanti ricordi, abbiamo presentato il programma 2014 della nostra associazione con due interessantissime novità: il viaggio per Bruxelles, che si terrà il 7-8-9 gennaio 2014, ma soprattutto il viaggio per Volmerange che, questa volta, si svolgerà nel mese di giugno. 

Davvero molto incuriositi i cittadini presenti alla festa, con i nostri fantastici volontari che per tutto il giorno hanno illustrato le attività dell'associazione, creando gran movimento attorno al nostro gazebo.
Da segnalare, a tal proposito, la curiosità di un bel gruppetto di giovani, che si sono dimostrati davvero molto interessati al progetto dell'associazione. 

Nuove energie in arrivo? Staremo a vedere...

Lino


 
CALUSCO : FETE DU BENEVOLAT 2013
 
Comme cela se fait désormais depuis plus de dix ans, l'avant-dernier dimanche de septembre a vécu sous le signe de la Fête du Bénévolat de Calusco d'Adda. Et de fait, toutes les associations de notre ville se sont donné rendez-vous dans les jardins communaux de la Via Immacolata et se sont mises entièrement à la disposition de nos concitoyens. Nous ne pouvions manquer cela, nous, Comité de Jumelage et, entre une part de tarte et beaucoup de souvenirs, nous avons présenté le programme 2014 de notre association, avec deux innovations très intéressantes : le séjour à Bruxelles, qui se déroulera les 7, 8 et 9 janvier 2014, et surtout le voyage à Volmerange qui cette fois aura lieu au mois de juin. 
 
Les gens présents à la fête se sont véritablement montrés curieux auprès nos fantastiques bénévoles qui durant toute la journée ont présenté les activités de notre associations, créant beaucoup de mouvement autour de notre stand. A ce propos, il est à signaler l'empressement d'un joli groupe de jeunes qui ont témoigné d'un grand intérêt pour le projet de l'association.
 
Nouvelles énergies en devenir ? Nous verrons...
 
Lino

venerdì 20 settembre 2013

L’histoire au fil des rues (5) VIA LEONE XIII


Quittons Viale Risorgimento en prenant tout de suite à gauche (voir carte du chapitre 4), la VIA LEONE XIII, cette rue qui aboutit à l’entrée du cimetière de Calusco.

Parmi les 266 papes (François compris) de l’église catholique, Léon XIII méritait-il plus qu’un autre d’avoir sa rue à Calusco ? Jugeons-en !

Né le 2 mars 1810, Vincenzo Gioacchino Raffaele Luigi Pecci succéde au pape Pie IX, du 20 février 1878 au 20 juillet 1903, sous le nom latin de Leo XIII.


On peut dire qu’il aura été un pape prudent mais soucieux de paix et de justice sociale.

C’est ainsi, par exemple, qu’il a été l'initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, ce qui lui attira les foudres des nostalgiques de la monarchie. Il entretint également des relations diplomatiques apaisées avec la Prusse et la Russie et obtint ainsi une amélioration du sort des catholiques dans ces deux pays.

Ses quatre-vingt-six encycliques, qui étaient fort savantes, ont eu une influence notable sur la participation des catholiques aux grands débats intellectuels et sociopolitiques de l’époque : exégèse biblique plus en harmonie avec les découvertes scientifiques, questions de l’esclavage au Brésil et de la ségrégation raciale au Etats-Unis, relations avec les autres religions, etc.

Son encyclique, Rerum Novarum, du 15 mai 1891, est cependant la plus connue car il y dénonce comme un mal le libéralisme et son régime de concurrence effrénée qui réduit les ouvriers à la misère, « la concentration entre les mains de quelques-uns de l'industrie et du commerce, devenus le partage d'un petit nombre d'hommes opulents et de ploutocrates, qui imposent ainsi un joug presque servile à l'infinie multitude des prolétaires ». Dans le même texte, il condamne aussi le marxisme comme une « peste mortelle » pour la société de même que le socialisme qui veut abolir le droit naturel à la propriété privée. Il recommande plutôt l'association fraternelle des travailleurs et l'intervention de l'État pour régler les rapports entre patrons et ouvriers.

Alors ? Plutôt progressiste pour un pape de ces temps anciens, non ? Ca valait bien une rue en son honneur.

Je pose cependant une question (à réponses multiples !) : est-ce que, de puis Léon 13, nous avons progressé, régressé ou stagné ?

 RH


PER LE STRADE....LA STORIA (5) VIA LEONE XIII


Superiamo Viale Risorgimento e imbocchiamo subito a sinistra (vedi la mappa al cap.4) la via Leone XIII, strada che conduce all’entrata del cimitero di Calusco d’Adda.
Dei 266 papi della Chiesa Cattolica (Papa Francesco compreso), Papa Leone XIII meritava più di altri di avere la sua strada a Calusco? Vediamo!
Nato il 2 marzo 1810, Vincenzo Gioacchino Raffaele Luigi Pecci succedette a Papa Pio IX, dal 20 febbraio 1878 al 20 luglio 1903, con il nome latino di Leo XIII.
Si può dire che egli sia stato un Papa prudente, ma che teneva alla pace e alla giustizia sociale.
Così, per esempio, egli è stato l’iniziatore dell’adesione dei cattolici francesi alla Terza Repubblica, il che gli valse le ire dei nostalgici della monarchia. Egli coltivò anche le relazioni diplomatiche con la Prussia e la Russia, ottenendo in tal modo un miglioramento delle condizioni dei cattolici in quei due paesi.

Le sue ottantasei encicliche, che furono molto studiate, hanno avuto una notevole influenza sulla partecipazione dei cattolici ai grandi dibattiti intellettuali e socio-politici dell’epoca: esegesi biblica più in armonia con le scoperte scientifiche, con le questioni della schiavitù in Brasile, della segregazione razziale in America, dei rapporti con le altre religioni, etc.

La sua enciclica, Rerum Novarum, del 15 maggio 1891, tuttavia è la più conosciuta perché denuncia come un male il liberalismo e il suo regime di concorrenza sfrenata che riduce gli operai alla miseria, «la concentrazione nelle mani di pochi dell’industria e del commercio, è divenuta spartizione tra un ristretto numero di uomini opulenti e plutocrati, che impongono così un giogo quasi servile all’infinita moltitudine di proletari».
In questo stesso testo, egli condanna anche il marxismo come una «malattia mortale» per la società, così come il socialismo che vuole abolire il diritto naturale alla proprietà privata. Egli raccomanda piuttosto l’associazione fraterna dei lavoratori e l’intervento dello Stato per regolare i rapporti tra padroni e operai.

Allora? Piuttosto progressista per essere un Papa di quei tempi, no? Questo valeva certo una strada in suo onore.

Io pongo, tuttavia, una domanda (rispondete numerosi!): in che cosa, dopo Leone XIII, noi siamo progrediti, regrediti o rimasti immobili?

lunedì 9 settembre 2013

Présence italienne en Lorraine : MICHEL PLATINI


Inutile de préciser qui est Michel Platini ! Même une femme (*) ne peut ignorer qu’il a été le meneur de jeu des Verts de Saint-Etienne au sommet de leur gloire, puis de la Juventus et de l'équipe de France, qu’il a marqué 356 buts durant sa carrière, que le magazine France Football l’a désigné meilleur footballeur français du XXe siècle, devant Zidane et Kopa, et que la Juventus l'a élu meilleur Bianconero de tous les temps.

(*) Oui, je sais, les temps ont changé : aujourd’hui les femmes s’y connaissent en football, jouent au football, commentent le football à la télé et boivent de la bière à la canette, vautrées dans le canapé du salon, en hurlant comme des enragées à chaque fois que le ballon s’approche d’un des buts. Ce que je considère personnellement comme une déchéance. Mais on ne va pas faire la fine bouche quand les femmes s'émancipent, n'est-ce pas ?
Le petit Michel est né le 21 juin 1955, à Jœuf, en Meurthe-et-Moselle (Lorraine). Son papa, Aldo Platini, est également né en France. Michel est donc français.

Mais sa maman, Anna Piccinelli, la fille du patron du Café des Sports de Joeuf, est à l’évidence d’origine italienne, et le père d’Aldo Platini, originaire de Novara, dans le Piémont, était venu s'installer en Lorraine seulement après la Première Guerre mondiale. Alors il y a toutes les chances pour que Michel ait ses quatre grands-parents italiens. Il est donc italien.

 - Non, il est français.
- Oui, mais il est d’abord italien !
- Peut-être, mais c’est la France qui…



Holà ! On ne va pas se disputer, tout de même ! Faisons plutôt le point sur la question de la nationalité : en France, il n'y a pas de droit du sol ; le régime normal d'acquisition de la nationalité française est le droit du sang, ce qui signifie que naît français l'enfant d'au moins un parent français.

Cependant :
- Les enfants nés en France depuis le 1er janvier 1963, de parents algériens, sont français de naissance si l'un de leurs parents est lui-même né en Algérie avant le 3 juillet 1962, c’est-à-dire avant l'indépendance, quand l’Algérie était encore la France.

- L'enfant né sur le sol français de parents étrangers ayant tous deux disposé sans interruption d'une carte de résident en règle peut obtenir la nationalité française à sa majorité s’il peut prouver qu'il a résidé durant au moins cinq ans en France.

- Un enfant né sur le sol français de parents étrangers n’obtiendra la nationalité française que s’il en fait la demande au moment de sa majorité civile et seulement s’il a vécu de façon durable sur le territoire français. (ça aurait pu être le cas de Michel Platini)

- En revanche, est français l'enfant né en France d'un parent étranger si ce dernier est lui-même né sur le sol français. (c’est le cas de Michel Platini)

Nous dirons donc que Michel Platini avait un passeport français et un cœur bleu-vert, blanc, rouge.

Mais supposons maintenant qu’il se soit appelé Michel Dupont et qu’il soit né en Italie de parents d’origine française, quelle aurait été sa nationalité ?

Richard

PS : En ce qui me concerne, je préférerais qu’on oublie ces querelles de nationalité qui ne peuvent qu’empoisonner l’âme et obscurcir le jugement. (songez aux morts du Heysel, au fameux coup de tête de Zidane, à toutes les guerres...)

LA PRESENZA ITALIANA IN LORENA: MICHEL PLATINI

Inutile dire chi è Michel Platini! Anche una donna (*) non può non sapere che egli è stato l’animatore dei Verdi di Saint-Etienne nel periodo di massimo splendore, poi della Juventus e della Nazionale francese; che ha segnato 356 reti nel corso della sua carriera; che la rivista France Football l’ha nominato migliore calciatore del XX secolo, davanti a Zidane e Kopa; e che la Juventus l’ha eletto migliore  Bianconero di tutti i tempi.

(*) Si, lo so, i tempi sono cambiati: oggi le donne s’intendono di calcio, giocano a calcio, commentano le partite alla televisione e bevono birra in lattina, distese sul divano del salotto, urlano infuriate ogni volta che la palla si avvicina alla rete. Io, personalmente, lo considero degradante. Ma non saremo troppo esigenti quando le donne si emancipano, non è vero?

 Il piccolo Michel è nato il 21 giugno 1955, a Joeuf, in Meurthe-et-Moselle (Lorraine). Suo padre, Aldo Platini, è nato anche lui in Francia. Michel è dunque francese.

Ma sua madre, Anna Piccinelli, figlia del proprietario del Cafè des Sports di Joeuf, è chiaramente di origine italiana, mentre il padre di Aldo Platini, originario di Novara, in Piemonte, si era trasferito in Lorena solamente dopo la Prima Guerra mondiale. Pertanto, vi sono tutte le probabilità che Michel abbia quattro nonni italiani. Michel è dunque italiano.

- No, è francese!
- Si, ma è stato prima italiano!
- Sarà, ma è la Francia che…

Ehilà! Non litighiamo! Cerchiamo invece di concentrarci sulla questione della cittadinanza: in Francia non vi è lo “jus soli”, giuridicamente l’acquisizione della nazionalità francese avviene attraverso lo  “jus sanguinis”, il che significa che per essere francese il bambino deve avere almeno un genitore francese.

Tuttavia:

- I bambini nati in Francia dopo il 1 gennaio 1963, da genitori algerini, sono francesi di nascita se almeno uno dei due genitori è a sua volta nato in Algeria prima del 3 luglio 1962, cioè prima dell’indipendenza, quando l’Algeria era ancora sotto la Francia.

- Il bambino nato sul suolo francese da genitori stranieri, i quali avendo entrambi disposto, senza interruzioni, di un permesso di soggiorno in regola, può ottenere la nazionalità francese raggiunta la maggiore età se dimostra di aver risieduto in Francia per almeno 5 anni.

- Un bambino nato sul suolo francese da genitori stranieri otterrà la cittadinanza francese se ne farà  richiesta una volta raggiunta la maggiore età e solo nel caso in cui abbia vissuto in modo duraturo sul territorio francese. (Potrebbe essere il caso di Michel Platini).

- In compenso, è francese il bambino nato in Francia da un genitore straniero se esso stesso è nato a sua volta sul territorio francese. (Questo è il caso di Michel Platini).

Diciamo pertanto che Michel Platini aveva un passaporto francese e un cuore blu-verde, bianco, rosso.

Ma supponiamo ora che si fosse chiamato Michel Dupont e che fosse nato in Italia da genitori di origine francese, quale sarebbe stata la sua nazionalità?

PS: Per quanto mi riguarda, preferisco dimenticare queste questioni legate alla cittadinanza che non possono che avvelenare l’anima e offuscare il giudizio. (Pensate ai morti di Heysel, alla famosa testata di Zidane, a tutte le guerre….).


sabato 7 settembre 2013

Correspondances (1) LA RIVIERE


Dans cette rubrique, nous présenterons ce qui, à Calusco et à Volmerange, mérite d’être révélé, comparé, mis en correspondance, au grand bénéfice de notre instruction et de notre connaissance réciproque. Commençons par…

LA RIVIERE

Dans nos deux communes coule une rivière.
A Volmerange, le Ruisseau des Quatre Moulins flâne,
 à Calusco déferle l’Adda.
L’Adda, quel joli prénom de femme !
Notre ruisseau, lui, est masculin –cela est certain.

ELLE est profonde, large, sauvage,
ELLE roule des rochers dans son lit encaissé.
IL est modeste, paresseux, il s’étale,
IL chantonne à peine dans son fossé terreux.

Jamais l’Adda, si puissante soit-elle, n’a inondé Calusco,
mais ce coquin de ruisseau-là a noyé nos maisons
au moins trois fois en un demi-siècle.
L’Adda descend des nobles Alpes,
nourrit le lac de Côme
et puis, au Pô majestueux, ELLE offre ses eaux généreuses :
313 kilomètres de paysages à couper le souffle
et de lieux marqués par l’Histoire.

Notre ruisseau naît sous les hêtres paisibles
du côté d’Angevillers ;
IL alimente quelques mares à tritons et grenouilles
et puis se perd dans l’Alzette vers Bettembourg :
12 kilomètres à peine, dont deux sous le triste béton.

Cependant, si court soit-il, le ruisseau des Quatre Moulins est
international
quand l’Adda n’est que
lombarde.
Leonard de Vinci para l’Adda de canaux, d’écluses
et d’un joli bac à Villa d’Adda.
Chez nous, chacun orne le ruisseau
de tuyaux pour arroser son potager.


De l’Adda on détourne les eaux vers des centrales électriques
mais des quatre moulins ne demeurent que les fantômes :
ce ruisseau ne sert donc à rien ?

Dans ELLE on se baigne l’été, avec délice.
En LUI les enfants pourraient tremper leurs orteils,
mais aucun ne le fait plus jamais.

L’Adda a son site : http://www.adda.it
magnifique !
Mais le ruisseau, sur Internet, vous LE trouverez...
si vous avez de la chance.

Pourtant, quand ici comme là-bas on s’assoit
au bord de la rivière ou au bord du ruisseau,
et qu’on regarde passer l’eau
rapide ou lente,
calme ou turbulente,
et pourtant immuable,
c’est -je crois bien- la même rêverie
qui nous saisit doucement le coeur.

RH
Eh ! C'è anche un ponte di ferro a Volmerange !

CORRISPONDENZE: IL FIUME

In questa rubrica, vi parleremo di ciò che, a Calusco e a Volmerange, merita di essere scoperto, confrontato,  messo in relazione, con grande vantaggio per la nostra educazione e la nostra conoscenza reciproca. Cominciamo da….

Il fiume

Nei nostri due comuni scorre un fiume.
A Volmerange, fluisce il ruscello dei Quatre Moulins, a Calusco irrompe  l’Adda.
L’Adda..che bel nome di donna!
Il nostro ruscello è maschio, questo è certo!

L’Adda è profondo, ampio, selvaggio,
L’Adda  si muove tra le rocce dove è incassato il suo letto.
Il Quatre Moulin è un torrente piccolo, pigro, si spande,
ed è appena percettibile nel suo fossato terroso.

Mai l’Adda, così possente com’é,  ha inondato Calusco,
mentre quella canaglia di un torrente
ha allagato le nostre case almeno tre volte in mezzo secolo.

L’Adda discende le nobili Alpi, alimenta il lago di Como e poi il maestoso Po.
L’Adda offre le sue acque generose:
313 chilometri di paesaggi mozzafiato e di luoghi segnati dalla storia.

Il nostro fiume è nato sotto i pacifici faggi
della costa di Angevillers.
Il torrente alimenta alcuni stagni,
per poi disperdersi nell’Alzette verso Bettembourg:
12 chilometri appena, di cui due sotto il triste cemento.

Tuttavia, nonostante sia così breve, il Quatre Moulins è internazionale,
mentre l’Adda è solo lombardo.
Leonardo da Vinci adornò l’Adda di canali, di chiuse
e di un bel traghetto a Villa d’Adda.

Da noi, ognuno orna il torrente di tubi per innaffiare il suo orto.

Le acque dell’Adda sono deviate verso le centrali elettriche,
mentre dei quattro mulini non restano che fantasmi:
che questo flusso d’acqua non serva a niente?

In estate, nell’Adda si può fare il bagno, con gioia.
Nel torrente i bambini potrebbero immergere le dita dei piedi,
ma nessuno l’ha mai fatto.

L’Adda ha il suo sito: www.adda.it,
meraviglioso!
Mentre il piccolo fiume su internet lo trovate..se siete fortunati!

Tuttavia, quando qui come laggiù, si sta seduti sulla riva del fiume o del ruscello,
e si guarda il fluire dell’acqua,
che esso sia rapido o lento,
calmo o turbolento, ma comunque immutabile,
vi è - credo - lo stesso sogno che ci cattura dolcemente il cuore.


giovedì 8 agosto 2013

L’histoire au fil des rues (4) VIALE RISORGIMENTO


Vous me suivez toujours… dans la découverte de Calusco et de l’histoire italienne ?
Bien ! Tournons à présent à gauche, dans cette artère (bifide au début) qui s’appelle VIALE RISORGIMENTO et qui mène au quartier de Vanzone.
 
PLAN DE CALUSCO (en rouge, notre parcours depuis le début)

Le RISORGIMENTO est une période de l’histoire italienne dont Vittorio Emanuele est un des héros (voir article N°2). Ce mot dérivant de « risorgere » et signifiant renaissance ou résurrection, il s’agit en quelque sorte -si je comprends bien- de la renaissance de l’Empire Romain, incarné en une Italie unifiée (dans les limites de la péninsule), redevenue une entité politique après treize siècles d’invasions et de déchirements.

Durant la première moitié du 19ème siècle déjà, les "Carbonari" provoquaient dans toute l'Italie des insurrections, contre le pouvoir autrichien, qui cependant échouèrent.

En 1848 -commencement du Risorgimento, a eu lieu une première guerre d’indépendance menée par Charles-Albert de Sardaigne à la tête d'une coalition avec d'autres états italiens, mais elle n’aboutit pas.

En revanche, la seconde guerre d’indépendance, en 1859-1860, se conclut, le 17 mars 1861, par la proclamation du Royaume d’Italie, dont étaient encore exclus quelques territoires. Pas pour longtemps, car lors de la guerre austro-prussienne de 1866, le royaume d'Italie s'allia à la Prusse et obtint ainsi la souveraineté sur la Vénétie, autant par l’action militaire que par la voie diplomatique.

L’état pontifical, qui était sous la protection des troupes françaises, fut conquis en 1870, après la défaite et la capture de Napoléon III dans la guerre franco-prussienne. Un plébiscite confirma l’annexion au royaume d’Italie de la ville de Rome qui en devint la capitale.
Inutile de préciser que le pape Pie IX n’apprécia pas du tout ; pour preuve : il excommunia aussitôt le premier roi d’Italie, Victor-Emmanuel II.

C’était la fin du processus de Risorgimento. Cependant, l’unification de l’Italie continuera par le rattachement en 1918 du Trentin-Haut-Adige, de la Vénétie julienne, de l'Istrie et d'autres territoires du Frioul et s’achèvera par celui de la ville de Fiume en 1924.
 
RH

domenica 4 agosto 2013

CORRESPONDANCES (2) Le dialecte

Nos dialectes respectifs sont un point commun. A Volmerange, on parle (on parlait) le PLATT. A Calusco si parla (ancora) il BERGAMASCO.

Le Bergamasque est la langue de la province de Bergame, parfois appelée « Orobien », du nom du peuple celte vivant autrefois dans cette région. Le Bergamasque est une langue romane, appartenant à la branche gallo-italique, plus proche de l'occitan, du catalan ou du français que de l'italien. (Si vous n’êtes pas d’accord avec ça, plaignez-vous auprès de Wikipédia.)

Pour entendre du bergamasque, écoutez ceci (excusez-moi car je n’ai pas trouvé mieux) : http://www.savoldelli.net/giopi.mp3
Evidemment, vous n’avez rien compris ; cette langue ne ressemble donc pas au français… Quoique, en étant attentif, on entend parfaitement les sons français « eu » (comme dans « feu ») et « u » (comme dans « une »), qui n’existent pas en italien.

A Calusco, j’ai entendu Renato, avec d’autres, parler le dialecte, et je trouve que ça a une petite musique de terroir, grave et rocailleuse, qui se prête pourtant bien à la plaisanterie. Voici d’ailleurs deux échantillons de bon sens et d’humour bergamasque que je me suis permis de traduire (avec l’aide d’Internet) :

«  Chi roba fà ròba, chi gà pura del pecàt, al mör col cül pelat. »
Qui vole se fait un magot ; qui a peur de pécher meurt avec le cul pelé.
(Notez l’orthographe : « o » fermé, « ò » ouvert, « ö » qui se lit « eu »)
En clair, je dirais : on ne devient pas riche en respectant la loi.

« La boca l'è mia straca, finchè la sént mia in po de aca. »
La bouche n’est pas lasse tant qu’elle ne sent pas un peu la vache.
C’est donc comme en France où on dit qu’un repas sans fromage est comme une belle qui n’a qu’un œil.

- * - * -

La Moselle, ce n’est pas tout à fait la France. Les anciens d’ici vous le diront : il y a « la France de l’intérieur » et il y a chez nous, qui est certes dans la France, mais sur les bords et qui même pendant une période (1870-1918) a été carrément à l’extérieur. Cette France-là, jusqu’après la deuxième guerre mondiale, elle parlait le Platt, c'est-à-dire le Luxembourgeois, qui est une langue francique appartenant au groupe des langues germaniques. Je vous passe les détails. Vous pouvez vous faire une idée en écoutant ceci : http://www.youtube.com/watch?v=OMGzsbZBSnI
Après ça, il n’est que trop évident que cette langue est comme le Bergamasque profondément enracinée dans son terroir...

La République Française a tout fait, et avec succès, pour éradiquer les dialectes de son territoire : à l’école, on était puni quand on lâchait un mot de dialecte, et partout ailleurs, on nous faisait honte de nos pauvres patois de paysans. Mais entre temps, le Platt est devenu la langue nationale du Grand-duché de Luxembourg, paradis du plein emploi. Alors aujourd’hui, après avoir méprisé cette langue, tous ceux qui veulent travailler de l’autre côté de la frontière s’empressent de l’apprendre. Quelle ironie du sort et quel gâchis !

Mais cela ne saurait durer : un jour, la mondialisation aura ravalé le luxembourgeois, le français et l’italien au rang de dialectes destinés à disparaître au profit d’un anglais commercial standard. Toujours plus grand, plus gros, plus unique ! C’est la loi du système, peut-être même la loi naturelle qui mène l’humanité vers un sort inéluctable : le gros avale le petit, le plus fort fait disparaître le plus faible, jusqu’à ce que son règne soit total.

Est-ce pour notre bien ? Je n’en suis pas du tout convaincu. Au puissant gigantisme monolithique, je préfère la petitesse, la proximité, la variété, le particularisme. Je souhaiterais qu’à jamais vivent les patois, les dialectes et les cultures qu’ils racontent !
 

Après Babel, les hommes devaient s'apprendre pour se comprendre. Aujourd'hui, ils ne s'apprennent plus...

Dubaï

 
 

 

martedì 30 luglio 2013

LE FESTIVAL DU FILM ITALIEN DE VILLERUPT


Le Festival du Film Italien de Villerupt (ville située à 15 km de Volmerange) existe depuis 1976. La forte population d'origine italienne dans notre région et l'engouement en France pour le cinéma italien dans cette période des années 1960 à 1980 ont immédiatement fait son succès.

Les premières années, avec ses 3.000 fidèles spectateurs et ses bénévoles qui faisaient tout eux-mêmes (et surtout une délicieuse cuisine de famille !), le festival était très bon enfant. Aujourd’hui, il accueille plus de 40.000 personnes et fonctionne de façon bien plus professionnelle, ce qui encourage naturellement les réalisateurs à venir en personne à Villerupt pour présenter leurs œuvres. Et c'est tant mieux !

Pour tout savoir sur le festival 2013, allez voir ici : http://www.festival-villerupt.com/ ou bien là :http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_du_film_italien_de_Villerupt

Moi, je ne suis jamais allé à ce festival mais les films italiens font partie intégrante de mes souvenirs de jeunesse. Au cinéma de Volmerange, qui n’a malheureusement pas survécu à la télévision, j’ai vu une quantité incroyable de péplums. Au hasard, je me rappelle « Le colosse de Rhodes » de Sergio Leone, « Hercule contre les vampires » de Mario Bava, la série des Maciste de Sergio Corbucci. C’étaient des films baroques, romantiques, épiques, fantaisistes, qui nous emmenaient en imagination dans un monde antique stéréotypé et superficiel -mais qu’est-ce qu’on aimait ça ! Ils font sourire aujourd’hui, et pourtant, leurs héros body-buildés en jupette romaine n’étaient pas plus ridicules que Batman avec son slip de bain et ses oreilles de chien doberman.

J’ai bien sûr vu aussi tous les westerns italiens -« Il était une fois dans l’ouest », « Mon nom est personne », « Pour quelques dollars de plus » « Le Bon, la Brute et le Truand » -que certains appelaient avec mépris les westerns spaghetti, mais je crois que ce n’était que jalousie parce que ces films-là renouvelaient complètement le genre et rendaient désuets les pauvres codes figés du western hollywoodien.

Et puis, j’ai aimé le cinéma italien plus sérieux, réaliste mais aux marges de l’outrance, qui avait toujours une valeur de fable, qui était puissant, un cinéma humaniste, avec ses réalisateurs (De Sica, Antonioni, Ferreri, Visconti, Pasolini, Monicelli, Risi, Fellini, Bertolucci, Scola, Moretti…), ses acteurs (Gassman, Tognazzi, Sordi, Manfredi, Mastroianni, Volontè …) et ses merveilleuses actrices (Sophia, Silvana, Gina, Claudia, Stefania, Anna, Monica, Ornella…).

Aujourd’hui, on ne voit malheureusement plus guère de films italiens en France. D’ailleurs, on ne voit plus beaucoup de films français en France non plus. Hollywood a tout balayé, aseptisé, standardisé, galvaudé, appauvri… Le cinéma n’est plus qu’un produit de consommation de masse, sans valeur ajoutée, un produit à chiottes comme le papier toilette, destiné à des humains qu’on a transformés en vaches… satisfaites de regarder passer un train.
 
Oui, je suis amer. C'est sans doute parce que j'attends depuis longtemps un sursaut de lucidité de notre jeunesse...

Allez, remontez-moi le moral avec vos commentaires !

RH